lundi 18 juin 2007

Hommes femmes pas d'emploi

Hommes et femmes sont montés à l'inverse.
Quand toi tu découvres la toute-puissance de ton organe, moi je me soumets passivement parce que quelqu'un m'a traité de pucelle.
Quand je découvre la matière alchimique qui tapisse mon antre, toi tu commences à sentir le nerf qui relie ton sexe à ton organe réflexif.
Tu te montres plus difficile dans tes choix et tu rechignes à la tâche.

Toi, homme de la situation, tu es dans l'entre-deux, dans un non-lieu de la croissance.
Tes étreintes sont vigoureuses, spontannées, j'en ai ressenti des petites étoiles dans le dos.
Tu ne te fatigues pas vraiment, tu fonctionnes par cycles instantanément biorégulés. J'aime.
Joli garçon pourquoi sacrifier toute une vie.
Tu connaîtras le succès, les cartes ont déjà parlé.
Rentre chez toi, il n'est pas peu tard.
Joli garçon tu m'as séduite.
Ce sourire au coin de tes yeux.
Aéroport de Casa, une pensée pour toi

lundi 4 juin 2007

Pourtant quelqu'un m'a dit...



Que je devais rentrer dans un cadre.
Un cadre, quel genre de cadre ?
Est-ce vraiment un objectif anthropologique ?
Je suis Maître es Détournement de Consigne (Paris I, mention Très Bien).

Quel est le prisme analytique envisagé pour poser une telle affirmation ?
Etes-vous déjà accro à ma personnification au point de vouloir en contrôler les pourtours ? Que sais-je....

Je suis une personne de bonne volonté. Quoi de plus cadré que l'univers photographique ?
Je m'ennuyais quelque peu ces derniers temps.
Détour par Niamey, la capitale est à l'agonie, la catastrophe est imminente, et pourtant l'appareil a cadré, puis il a été cassé.
Qu'en sera t-il demain de Niamey ? Combien ils laisseront leur vie ?
Fleuve et bouches sont asséchés...

Le ptiprince a dit

- Je m'ennuie
- ça tombe mieux, moi aussi.
- Tu as des jouets ?
- Ouais, j'en ai.
- Fais voir le tien.
...
Il est gros ! Le mien est étroit.
- Ouais c'est bien. On joue ?

Le ptiprince, il a des yeux verts et des petits cheveux noirs tout doux. Parfois il se met en colère, mais je sais pas de quoi ça lui donne l'air.

- Tu veux une étoile ?
- Non, j'en ai déjà plein.
- Tu veux de la musique ?
- Non je suis sourd.
- Ton père aussi était dans la Grande Muette ?
- Non.
- Ah. Alors tu veux quoi ?
- Je veux mourrir jeune, je suis éteint de l'intérieur.
- Je ne te crois pas, ça brille dans tes yeux.
- Oui, j'ai un déplacement de lumière, les points vitaux ne sont plus irrigués, les organes externes prennent tout, je vais bientôt mourrir.
- Ah.
- Mais si tu veux on peut jouer encore un peu.
- Non, non, économise la lumière.
- Bon si tu veux.
- Tu sais moi j'ai un épanchement de lumière dans le je-nous, tu sais comment faire ?
- Oui il faut te laisser faire.
- Et après ?
- Après c'est fini, tu vas mourrir toi aussi.
- Ah bon.

Ce sourire au coin de tes yeux.